mardi 17 mars 2015

Le dalaï-lama doit se réincarner, dit la Chine



Le dalaï-lama peut-il décider de ne pas se réincarner? Cette possibilité a été soulevée par le chef spirituel tibétain il y a six mois et, depuis, la question irrite au plus haut point le gouvernement chinois.
Un texte d'Yvan CôtéTwitterCourriel
Pékin parle de profanation de la religion bouddhiste et a même traité du sujet lors de son très sérieux congrès annuel du Parti communiste.
L'affaire n'est pas banale. En septembre, le dalaï-lama laissait entendre dans un journal allemand qu'il pourrait mettre fin à une tradition vieille de 500 ans en interrompant son cycle de réincarnation. Derrière la déclaration-choc se cache une stratégie à peine voilée du dalaï-lama pour empêcher la République populaire de Chine de nommer la personne qui lui succédera.
Lors d'un point de presse en marge du congrès du Parti communiste, le responsable du comité des affaires ethniques et religieuses en Chine, Zhu Weiqun, a indiqué, visiblement agacé par la question, que le gouvernement communiste n'acceptera jamais un tel geste et que le dalaï-lama n'avait aucun droit sur sa succession.
« Les décisions concernant la réincarnation du dalaï-lama relèvent du gouvernement central. C'est une conspiration du dalaï-lama. La tradition se poursuivra, qu'il le veuille ou non. »— Zhu Weiqun, responsable du comité des affaires ethniques et religieuses en Chine

À lire aussi : 



Source: Radio-Canada