L'agence d'information internationale Rossiya Segodnya a mené un sondage auprès des citoyens européens pour connaître leur vision de la crise en Ukraine. 76% des personnes interrogées pensent que l'UE devrait enquêter sur les crimes commis pendant le conflit ukrainien et une grande majorité estime qu'il est nécessaire d'enquêter, en particulier, sur les crimes contre l'humanité.
C'est le point de vue de 99% des personnes interrogées. Les crimes concernant les enlèvements et les assassinats de journalistes arrivent en deuxième position - en moyenne, 95% des Britanniques sont favorables à une enquête sur ces crimes. Dans la liste de la gravité des crimes, le crash du Boeing en Ukraine en juillet 2014 arrive en troisième position - en moyenne, 79% des Britanniques pensent que l'UE doit enquêter sur cette tragédie.
"Ce que nous voyons en Ukraine ces derniers mois est, de facto, une grande falsification. Et il me semble que le milieu médiatique a atteint le sommet de son art – celui d'occulter la conscience de millions de gens. En ce qui concerne l'Ukraine, nous voyons sur nos écrans une image complètement opposée aux chaînes de nombreux autres pays. Comme si des deux côtés, nous vivions dans des mondes opposés. Mais les gens ont du bon sens. Et de plus en plus d'Occidentaux commencent à comprendre que tout ne s'est pas du tout passé comme on leur a expliqué, en d'autres termes le bon sens prend peu à peu le dessus", a déclaré à la Voix de la Russie Alexeï Gromyko, directeur par intérim de l'Institut de l'Europe affilié à l'Académie des sciences de Russie.
Cependant selon lui, les politiciens européens ne changeront pas leur position, même en dépit de l'avis de leurs électeurs.
"Je pense que l'opinion des électeurs exercera forcément une influence sur eux. Ces derniers doivent écouter cette opinion et adapter leur comportement, mais le fait est que pour les politiciens occidentaux, notamment anglo-saxons, s'ils ont adopté une position, y renoncer reviendrait pour eux à subir une défaite dans une bataille politique ou médiatique. C'est pour ça qu'ils essaient de plumer la poule sans la faire crier et conservent leur protectorat politique sur l'Ukraine le plus longtemps possible", estime l'expert.
Selon les résultats du sondage, plus de la moitié des sondés en Allemagne et la majorité écrasante des personnes interrogées en Grèce ne croient pas les informations des principaux médias sur les événements dans le sud-est de l'Ukraine. L'objectivité des médias nationaux et transnationaux sur cette question est remise en doute par près de la moitié des Français, et environ un tiers de Britanniques.
A la question: "A quel point faites-vous crédit aux principaux médias de votre pays concernant la couverture impartiale et authentique de la crise ukrainienne?", plus de la moitié des sondés (54%) ont déclaré ne pas les croire dans l'ensemble. Seuls 4% des sondés font pleinement confiance à leurs médias.
C'est en Grèce que les médias jouissent de la plus basse cote de confiance auprès de la population. La majorité écrasante des sondés (76%) ont indiqué ne pas leur faire confiance, 23% "ne les croient pas du tout" et 53% "ne les croient plutôt pas".
Le taux de méfiance envers les principaux médias nationaux est également élevé en Allemagne, où plus de la moitié des habitants (57%) doutent de l'authenticité des informations fournies par les médias sur les événements en Ukraine. 15% des sondés "n'y croient pas du tout", et 42% "n'y croient plutôt pas".
Les Français qui font confiance aux informations sur la crise en Ukraine et ceux qui les remettent en doute sont à peu près à égalité — 47% et 40% respectivement.
C'est en Grande-Bretagne que les principaux médias nationaux jouissent du taux de confiance de la population le plus élevé par rapport à d'autres pays. Seuls 33% des sondés estiment qu'il ne faut pas croire les médias, alors que 55% des Britanniques sont persuadés que les médias du pays couvrent de manière authentique et impartiale les événements en Ukraine.
Le projet international d'étude de l'opinion a été lancé en juillet 2014. La société britannique ICM Research est le partenaire de Sputnik. Dans le cadre du projet "Sputnik. Opinions", des sondages sont régulièrement réalisés dans les pays d'Europe et aux Etats-Unis sur les questions d'actualité politiques et sociales.Le sondage a été réalisé par la société ICM Research du 20 mars au 9 avril 2015 en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France et en Grèce sur un panel de 4.001 personnes (1.001 sondés en Grèce, 1.000 dans chacun des trois autres pays). La population a été représentée selon les catégories du sexe, de l'âge et de la géographie.
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Tout le monde ment à tout le monde, et surtout sur l’Ukraine !
La crise médiatique bat son plein en France et les médias, eux, battent terriblement de l’aile ! Vous voyez le paradoxe ? Pourquoi cela ?
Je vous renvoie aux sondages réalisés par SPUTNIK, à lire sur notre site. Les gourous de sociologie ont vite fait de mettre à jour la méfiance générale à l'égard de la presse en France et dans d'autres pays européens avec seuls les Britanniques qui croient dur comme fer ce qu'ils lisent dans leurs journaux anglais. Pour en savoir plus, nous avons soumis à la question trois notables du monde médiatique français dont un est spécialiste des masses médias à titre de chercheur, un autre analyste du monde américain et le dernier — un journaliste de réinformation. Voici leurs prises de position en vrac:
Virgile Thomas, chercheur, spécialiste des États-Unis, consultant international. Je n'ai pas beaucoup d'exemples concrets en tête, mais d'après ce que me l'on raconte, j'ai l'impression qu'ils ne font pas confiance à leurs médias, les Américains! Ils ont finalement compris que ce que l'on met dans les journaux, ce n'est pas la vérité. Le Président Roosevelt a été le premier à poser la question. « Pourrons-nous croire ce qui est écrit dans les journaux? » C'était bien la question qu'il avait posée à la fin de son mandat.
Jacques Borde, journaliste libre du service de réinformation. Je crois que c'est un vieux problème qui remonte à très longtemps. A titre d'un gros phénomène qui a pris de l'ampleur, je le ferai remonter à la Guerre du Golfe; En 1994, j'étais allé à Bagdad et on a été effrayé en voyant dans les hôpitaux les enfants qui mouraient sur les tables d'opération, mais la presse française ne s'en est ému qu'au bout de quelques années; alors que, et c'était à l'occasion du premier référendum de Saddam Hussein, il y avait 1.400 journalistes et 1.000 représentants des ONG. C'est-à-dire que l'on ne peut pas dire que l'on manquait de gens pour informer! Et j'ai des confrères qui ont fait des reportages photos et auxquels on disait: « C'est simple! Ou tu fous tes photos à la poubelle, ou tu es viré! C'est tout! » le phénomène de crédibilité est un phénomène très ancien: comme on sait, les Français aiment bien s'écouter! Et c'est pour cela qu'il y a énormément de commentaires mais très peu de faits! Mais les gens veulent des faits ce qui explique en partie l'effondrement de la presse généraliste et le succès de la presse gratuite. Pourquoi acheter le journal avec les points de vue des gens qui n'y connaissent rien?
Commentaire. La Crise existentielle semble être abyssale! Non seulement personne ne croit plus rien, mais qui plus est, l'indifférence générale s'installe. Elle est plus ou moins à l'instar de ce que les Russes ont connu à la fin de la période de stagnation. Pourquoi se poser les questions sur les écrits officiels puisque l'on sait d'avance qu'on vous ment? Les Français font de même: ils se ressourcent en s'abreuvant à l'internet et font des simagrées quand on leur parle de se référer à la position du Monde ou encore du Figaro présentant l'optique officielle sur le Sud-Est ukrainien. Tout le monde a compris les règles du jeu: la presse est à la solde du gouvernement, le gouvernement — à la solde de l'OTAN et l'OTAN — à la solde de Washington. Il est bon à se souvenir que la crise soviétique a abouti à l'implosion de l'URSS. Il se peut que le festival du mensonge en Europe fasse de même avec l'UE si cela continue!
Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/analyse/20150424/1015823951.html#ixzz3YeeiMwo4
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Tout le monde ment à tout le monde, et surtout sur l’Ukraine !
La crise médiatique bat son plein en France et les médias, eux, battent terriblement de l’aile ! Vous voyez le paradoxe ? Pourquoi cela ?
Je vous renvoie aux sondages réalisés par SPUTNIK, à lire sur notre site. Les gourous de sociologie ont vite fait de mettre à jour la méfiance générale à l'égard de la presse en France et dans d'autres pays européens avec seuls les Britanniques qui croient dur comme fer ce qu'ils lisent dans leurs journaux anglais. Pour en savoir plus, nous avons soumis à la question trois notables du monde médiatique français dont un est spécialiste des masses médias à titre de chercheur, un autre analyste du monde américain et le dernier — un journaliste de réinformation. Voici leurs prises de position en vrac:
Virgile Thomas, chercheur, spécialiste des États-Unis, consultant international. Je n'ai pas beaucoup d'exemples concrets en tête, mais d'après ce que me l'on raconte, j'ai l'impression qu'ils ne font pas confiance à leurs médias, les Américains! Ils ont finalement compris que ce que l'on met dans les journaux, ce n'est pas la vérité. Le Président Roosevelt a été le premier à poser la question. « Pourrons-nous croire ce qui est écrit dans les journaux? » C'était bien la question qu'il avait posée à la fin de son mandat.
Jacques Borde, journaliste libre du service de réinformation. Je crois que c'est un vieux problème qui remonte à très longtemps. A titre d'un gros phénomène qui a pris de l'ampleur, je le ferai remonter à la Guerre du Golfe; En 1994, j'étais allé à Bagdad et on a été effrayé en voyant dans les hôpitaux les enfants qui mouraient sur les tables d'opération, mais la presse française ne s'en est ému qu'au bout de quelques années; alors que, et c'était à l'occasion du premier référendum de Saddam Hussein, il y avait 1.400 journalistes et 1.000 représentants des ONG. C'est-à-dire que l'on ne peut pas dire que l'on manquait de gens pour informer! Et j'ai des confrères qui ont fait des reportages photos et auxquels on disait: « C'est simple! Ou tu fous tes photos à la poubelle, ou tu es viré! C'est tout! » le phénomène de crédibilité est un phénomène très ancien: comme on sait, les Français aiment bien s'écouter! Et c'est pour cela qu'il y a énormément de commentaires mais très peu de faits! Mais les gens veulent des faits ce qui explique en partie l'effondrement de la presse généraliste et le succès de la presse gratuite. Pourquoi acheter le journal avec les points de vue des gens qui n'y connaissent rien?
Commentaire. La Crise existentielle semble être abyssale! Non seulement personne ne croit plus rien, mais qui plus est, l'indifférence générale s'installe. Elle est plus ou moins à l'instar de ce que les Russes ont connu à la fin de la période de stagnation. Pourquoi se poser les questions sur les écrits officiels puisque l'on sait d'avance qu'on vous ment? Les Français font de même: ils se ressourcent en s'abreuvant à l'internet et font des simagrées quand on leur parle de se référer à la position du Monde ou encore du Figaro présentant l'optique officielle sur le Sud-Est ukrainien. Tout le monde a compris les règles du jeu: la presse est à la solde du gouvernement, le gouvernement — à la solde de l'OTAN et l'OTAN — à la solde de Washington. Il est bon à se souvenir que la crise soviétique a abouti à l'implosion de l'URSS. Il se peut que le festival du mensonge en Europe fasse de même avec l'UE si cela continue!
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